La confiance : pierre angulaire du e-commerce ?

Publié le 04 septembre 2025
13 minutes de lecture
confiance et ecommerce

« Sentiment de quelqu’un qui se fie entièrement à quelqu’un d’autre, à quelque chose. » C’est ainsi que le Larousse définit la confiance : un mot simple qui pèse un poids considérable dans l’univers du e-commerce.

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Dans un contexte où les ventes en ligne explosent – en France le chiffre d’affaires est monté à 175,3 milliards d’euros en 2024 (+9,6 % par rapport à 2023)1 –  un constat s’impose : les consommateurs ne se tournent pas vers n’importe quel site. Les marketplaces bien établies et les enseignes adossées à des magasins physiques concentrent une large part des achats en ligne, précisément parce qu’elles inspirent confiance.

Comment susciter cette même confiance lorsqu’on ne bénéficie ni d’une notoriété installée, ni d’un réseau physique rassurant ? Comment éviter d’être confondu avec un site frauduleux, ou pire, ignoré par des clients méfiants ? Sans confiance, pas de conversion : près de 17 %2 des acheteurs abandonnent leur panier s’ils doutent de la sécurité de leurs données bancaires. Le manque de transparence sur les prix, les retours ou les délais de livraison alimente encore davantage cette défiance.

Pour explorer ce sujet de la confiance, nous avons rencontré Bérangère Cristea directrice du marché français et Tania Ferreira chargée de partenariats pour la société Trusted Shops. Elles nous donnent leur éclairage sur comment cette confiance se construit et quels sont ses effets concrets sur la réussite d’un site e-commerce.

Pourquoi la confiance est essentielle dans le e-commerce ?

Acheter en ligne, c’est avant tout faire un acte de foi. Le consommateur ne touche pas le produit, ne parle à personne, ne repart avec rien de tangible à l’instant T de l’achat. Il agit sur la base d’une promesse : celle d’un produit conforme, livré dans les temps, accompagné d’un service après-vente réactif en cas de problème. C’est cette promesse qui fonde la relation de confiance, et c’est elle qui conditionne l’acte d’achat.

Or, l’absence de contact physique accentue inévitablement le sentiment de risque. Pour utiliser un terme marketing, le e-commerce est ce qu’on appelle « un canal froid », comme peut l’être la vente par correspondance. Àl’inverse, les canaux de distribution physiques sont dits « chauds ». La vente en ligne induit donc des comportements systémiques différents, comme l’abandon de panier, d’où l’importance particulière des éléments de réassurance sur un e-commerce, afin de rendre « tangible » ses produits. Dit autrement : contrairement à un achat en magasin, où l’on peut inspecter un article, poser des questions à un vendeur ou repartir immédiatement avec son produit, l’e-commerce impose un décalage temporel et informationnel. Le client paie d’abord, puis attend. Il se fie aux descriptions, aux avis, aux photos – autant d’éléments qui peuvent facilement être falsifiés ou enjolivés.

« En réalité, tout part du consommateur. Un e-commerçant peut avoir un bon produit, une belle image de marque ou des prix attractifs, mais si l’acheteur ne se sent pas en confiance, il n’ira pas jusqu’à l’acte d’achat. C’est particulièrement vrai lorsqu’il découvre un site pour la première fois : il peut être séduit, mais s’il doute de la fiabilité du marchand, il ne franchira pas le cap du paiement. Et cette question de la confiance devient encore plus cruciale aujourd’hui, avec l’émergence de sites frauduleux. En quelques minutes seulement, grâce à l’IA, il est possible de créer un site complet, avec système de paiement intégré. Résultat : de plus en plus de consommateurs se méfient, et des marchands honnêtes en pâtissent. C’est pour répondre à cette problématique que nous avons décidé de développer une solution axée sur la confiance, avec un label pensé pour rassurer les consommateurs et offrir aux marchands une crédibilité par défaut dès le premier contact. » – Bérangère Cristea, directrice du marché français chez Trusted Shops

Cette situation génère un certain nombre de freins à l’achat très concrets :

  • La peur de la fraude, notamment autour du paiement en ligne et du vol de données personnelles.
  • La crainte de recevoir un produit non conforme, abîmé ou contrefait.
  • Le doute quant à la réactivité du service client, en cas de litige, de retour ou de demande de remboursement.

Ces préoccupations ne sont pas marginales : elles se traduisent directement dans les comportements d’achat. Outre le manque de sécurité sur les données bancaires qui provoque l’abandon du panier, d’autres facteurs comme l’absence de mentions légales claires, des frais cachés ou une politique de retour opaque peuvent entraîner la même réaction. En somme, chaque zone d’ombre génère de la méfiance, et chaque doute réduit les chances de conversion. Pour s’assurer, qu’un e-commerçant est digne de recevoir son label de confiance, la société Trusted Shops passe le site au peigne fin :

« L’attribution de notre marque de confiance est une phase clé, qui combine deux aspects : une bonne notation par ses clients, et un respect des normes e-commerce en vigueur sur son marché. Pour cela, on mène un audit complet du site. On passe en revue tous les éléments obligatoires : mentions légales, conditions générales de vente, informations de contact, etc. On réalise aussi une commande test pour évaluer concrètement le tunnel d’achat et identifier les éventuelles non-conformités juridiques ou pratiques. Cela nous permet d’avoir une première vision claire du site et de transmettre au marchand un retour détaillé : ce qui est conforme, ce qu’il faut modifier, améliorer, ou reformuler selon les exigences de chaque marché. Cet accompagnement est particulièrement utile dans une logique internationale. Nous suivons les évolutions réglementaires propres à chaque pays : Allemagne, Espagne, Pologne… Un marchand qui ouvre un site à l’étranger ne connaît pas forcément les subtilités juridiques locales. Nous, si. Et c’est là que notre rôle prend tout son sens. Par exemple, nous avons alerté un marchand français qui vendait aussi en Allemagne, que la réglementation allemande avait évolué. L’« Impressum » contenant les informations légales doit être visible au premier coup d’œil dans la boutique, et il fallait ainsi renommer cette rubrique dans son footer.Cela paraît être un détail, mais il est essentiel pour rester en règle. C’est le genre d’ajustement qu’un marchand local connaît instinctivement, mais qu’une marque étrangère peut facilement ignorer. C’est donc une étape essentielle, à la fois pour garantir la conformité du site, et pour rassurer les consommateurs, quel que soit le pays dans lequel le marchand vend. » – Tania Ferreira, chargée de partenariats chez Trusted Shops

La confiance n’est donc pas un simple « plus », c’est une condition sine qua non de la performance en ligne. Là où l’expérience physique rassure naturellement, le commerce digital doit compenser par des preuves visibles de sérieux, de transparence et de sécurité.

Comment construire la confiance en ligne ?

Se démarquer des sites frauduleux

La première étape pour inspirer confiance au consommateur est évidemment de se distinguer fortement des faux sites qui suscitent la méfiance. Il est donc indispensable d’avoir un site « propre » avec toutes les mentions légales, contrairement au site fake que Tania Ferreira décrypte :

« Il y a plusieurs signaux d’alerte qu’on peut repérer sur un faux site e-commerce. D’abord, l’apparence visuelle du site joue un rôle clé. Un site mal conçu, peu professionnel ou avec un design approximatif peut déjà éveiller les soupçons. Ensuite, il faut regarder les informations légales : mentions légales, conditions générales de vente… Si elles sont absentes, difficiles à trouver, ou très floues, c’est un vrai signal d’alerte. Même chose pour les moyens de contact : un numéro de téléphone ou une adresse e-mail claire et accessible doivent être présents. Si le consommateur sent qu’il ne pourra joindre personne en cas de problème, il y a de quoi douter. Un autre élément important, ce sont évidemment les avis.Quand il n’y en a pas du tout, ou au contraire quand ils semblent peu crédibles, trop parfaits ou trop récents (pas d’historique), cela peut cacher quelque chose. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles nous avons développé une solution fondée sur des avis vérifiés et authentiques. Enfin, il faut aussi être attentif aux prix : des offres anormalement basses, ou des promotions trop belles pour être vraies, surtout en dehors des périodes de soldes, sont souvent un piège.« Tania Ferreira, chargée de partenariats chez Trusted Shops

Paradoxalement, si les consommateurs sont généralement méfiants avant d’acheter en ligne, un site e-commerce qui propose des prix ultra attractifs va faire tomber toutes les barrières de la défiance. Ils vont ainsi succomber à l’arnaque parce qu’ils pensent faire une excellente affaire. Selon la plateforme gouvernementale Thesee, les arnaques qui concernent les faux sites représentent 40 % des escroqueries sur internet.3

Les avis client : l’indispensable élément de réassurance

Qui ne consulte pas les avis des autres acheteurs avant d’acheter un produit ou un service sur un site ? Personne ou quasi. Les statistiques sont bien connues, 99% des consommateurs vont aller vérifier ce que pensent les précédents acheteurs avant de passer au paiement. Autre chiffre d’importance, ces consommateurs se fient réellement à ce qu’ils lisent puisque 50 % d’entre eux font autant confiance à ces avis qu’à des recommandations de leurs proches.4

Avoir des avis clients anciens et récents est donc capital pour développer son e-commerce, et c’est logiquement le nerf de la guerre pour Trusted Shops :

« Chez Trusted Shops, tous nos contrats incluent un volume illimité de collecte d’avis. On considère que l’avis est la véritable devise de la confiance en ligne : plus une entreprise récolte d’avis marque et produits, sur une longue période, plus la confiance s’installe. Nos développeurs travaillent en continu pour optimiser nos taux de collecte. Nos clients peuvent ainsi choisir leur domaine d’expéditeur, ou encore les délais d’envoi de l’enquête. Ils peuvent définir un déclencheur (post-achat, post-livraison, post-expédition, etc.) et un J+ (par exemple J+3, J+7, etc.). Ce timing est stratégique et affiné avec l’aide de nos CSMs. Pour des produits consommables immédiatement, on va privilégier un envoi rapide (J+2 ou J+3). Mais pour des produits à usage plus long – cosmétiques, meubles, équipements, etc. – on peut attendre davantage. L’objectif, c’est que le client ait eu le temps de vraiment tester le produit. C’est là qu’on obtient les avis les plus riches, les plus utiles. Un bon avis ne se limite pas à « le colis est bien arrivé » – même si c’est déjà une réassurance côté livraison. Ce qu’on cherche aussi, ce sont les commentaires plus approfondis, les verbatims du type : « Je l’utilise depuis une semaine et je vois les résultats ». Ce sont ces retours-là qui renforcent la crédibilité du produit. » Bérangère Cristea, directrice du marché français chez Trusted Shops

Ajouter une zone “avis” sur les fiches produits d’un e-commerce fait donc partie des indispensables pour inspirer confiance, l’effet sera direct sur la prise de décision du prospect, mais aussi sur le référencement naturel du site. Attention, avoir des avis clients est une condition nécessaire mais non suffisante.

Transparence : informer clairement pour rassurer

Un site e-commerce digne de confiance passe aussi par une volonté de transparence totale sur ses produits et son fonctionnement.

Par exemple, plus les descriptions des produits sont détaillées avec des informations honnêtes et vérifiables, plus elles vont inspirer confiance. Elles doivent mentionner les caractéristiques essentielles (dimensions, matériaux, provenance, usage, etc.), mais aussi les éventuelles limites d’usage.5 Le visuel est bien entendu tout aussi déterminant. Il ne suffit plus d’avoir une image studio soignée. Les consommateurs recherchent des visuels « dans la vraie vie », mis en situation ou issus d’avis clients. C’est ce qu’on appelle l’UGC (user-generated content),  et « 92 % des consommateurs font plus confiance à un contenu naturel créé par les utilisateurs qu’à la publicité traditionnelle » (source : étude Nielsen).6

Rappelons que des mentions légales et CGV visibles sont indispensables : la conformité juridique est une obligation en Europe (Directive e-commerce 2000/31/CE). Un site qui affiche clairement ses conditions de vente, ses mentions légales et ses informations de contact renforce sa légitimité.

Sécurité : protéger les données et rassurer sur l’achat

La sécurité est une condition non négociable de la confiance en ligne. Cela passe par plusieurs éléments techniques et symboliques, par exemple :

  • Connexion sécurisée (HTTPS) : un site qui n’est pas en HTTPS est automatiquement signalé comme « non sécurisé » par la plupart des navigateurs. Cela peut provoquer une fuite immédiate des visiteurs. Google l’a intégré dans son algorithme de référencement, et un site non sécurisé perdra significativement des rangs dans les résultats de recherche.
  • Présence de labels ou certifications : des marques de confiance comme Trusted Shops, Fia-Net, ou encore le label e-commerce de la FEVAD indiquent qu’un site a été audité et respecte certaines bonnes pratiques.

La politique de retour de remboursement est de même un élément qui sécurise l’achat du client. Elle doit être claire et avantageuse afin de déclencher l’acte d’achat : proposer le retour gratuit, préciser les délais, offrir un remboursement simple, etc. Dans la tête du client, si le retour et le remboursement de son produits sont simples, l’engagement est forcément moins important, et favorisera l’achat spontané : « Au pire si mes chaussures ne me vont pas, je peux les renvoyer facilement ».

Service client réactif : l’humain derrière l’écran

Même si le parcours d’achat est automatisé, les internautes veulent savoir qu’ils peuvent contacter quelqu’un rapidement en cas de problème. Il est donc fortement recommandé de mettre en place des outils de contact direct comme les chatbot qui offrent une réponse immédiate aux questions simples. En cas de litige plus complexe, le SAV doit être parfaitement accessible et bien identifié, avec un numéro de téléphone, une adresse e-mail ou un formulaire de contact visible dès le pied de page pour rassurer immédiatement les futurs acheteurs. 

Dans la même optique, une FAQ bien structurée permettra à l’utilisateur de trouver des réponses rassurantes sans avoir à contacter le service client.

« Une fois que l’étude de la boutique a été menée et que le marchand est validé de notre côté, nous offrons — via Trusted Shops — la protection acheteur. Et c’est un service unique aujourd’hui sur le marché. Concrètement, cette protection permet aux consommateurs français d’assurer leurs achats jusqu’à 2 500 euros, quel que soit le mode de paiement utilisé. C’est un levier de confiance extrêmement fort, notamment au moment critique où l’acheteur s’interroge : « Est-ce que je passe commande ou non ? » Là, nous venons renforcer cette étape décisive en disant : si vous le souhaitez — car c’est bien entendu optionnel — vous pouvez assurer votre achat. Ce n’est pas un simple remboursement garanti, car chaque cas est différent, mais plutôt une assurance solide en cas de problème avec la commande. Et surtout, nous jouons pleinement notre rôle de tiers de confiance : en cas de litige, nous sommes là pour accompagner le consommateur et prendre en charge la situation. Les effets sont visibles à plusieurs niveaux : D’un côté, pour le consommateur, c’est une tranquillité d’esprit, s’il arrive quelque chose avec sa commande, il se sait protégé.De l’autre, pour le marchand, cela se traduit toujours par uneaugmentation du panier moyen et une réduction du taux d’abandon. Nous suivons ces indicateurs de près, ce qui nous permet de leur fournir des données précises sur l’impact de cette protection sur leur performance. Enfin, cela nous aide aussi à prioriser les cas sensibles. Un consommateur qui déclenche la protection acheteur est souvent quelqu’un qui a déjà essayé de contacter le marchand, sans succès. Il est donc potentiellement en situation de mécontentement. Nous intervenons alors pour faciliter la résolution du problème — à la fois en orientant le marchand et en accompagnant le client. » – Tania Ferreira, chargée de partenariats chez  Trusted Shops

Image de marque et réputation : qui se cache derrière ce site ?

Mais au-delà des aspects techniques, la confiance passe aussi par une dimension émotionnelle et relationnelle que la marque entretient avec ses clients. Dans un environnement numérique impersonnel, raconter une histoire, mettre en avant des visages et des valeurs devient un puissant levier de réassurance. En expliquant pourquoi la marque existe, qui sont ses fondateurs, ce qui les anime, elle humanise son discours et crée un lien affectif avec le consommateur. Une entreprise qui assume une histoire authentique est généralement perçue comme plus sincère et donc plus digne de confiance. C’est ce qu’on appelle le story-telling.

Cette proximité se construit également sur les réseaux sociaux, où la présence active d’une marque est un indicateur fort de sa vitalité. Publier régulièrement, interagir avec les commentaires, répondre aux questions : autant de signaux positifs qui prouvent que la marque est à l’écoute de sa communauté. Dans ce contexte, la réputation ne se construit plus seulement par la publicité, mais aussi par les échanges directs avec les internautes.

Enfin, dans un monde où les consommateurs sont de plus en plus attentifs à l’impact de leurs choix, l’engagement en matière de responsabilité sociétale (RSE) devient un critère important. Une entreprise qui prend position sur des enjeux sociaux, environnementaux ou éthiques inspire davantage confiance. Selon une étude menée par OpinionWay en 2023, 55 % des Français prennent en compte l’impact environnemental lors de l’achat d’un produit, un Français sur deux la durabilité du produit et 49 % les labels et certifications.

Cette attente croissante envers les marques montre que la confiance ne se limite plus à la qualité du produit ou à la sécurité du paiement : elle touche désormais à la cohérence globale du discours et des engagements.

Quels sont les bénéfices directs d’instaurer une relation de confiance ?

Mettre en place une relation de confiance avec les visiteurs d’un site e-commerce n’est pas un luxe ou un simple bonus de communication : c’est une condition essentielle pour transformer l’intention d’achat en passage à l’acte.

Améliorer le taux de conversion

Le bénéfice le plus immédiatement mesurable, et souvent le plus recherché, est l’amélioration du taux de conversion. Un site perçu comme fiable, transparent et professionnel rassure les consommateurs, réduit les frictions et augmente mécaniquement la probabilité qu’un panier soit validé. Selon le Baymard Institute, 17 % des abandons de panier sont directement liés à un manque de confiance dans le site ou le processus de paiement (Baymard Institute, Cart Abandonment Rate Statistics, 2024). De son côté, la Fevad indique que la mise en place de dispositifs de réassurance visibles permet d’augmenter le taux de conversion de 20 à 30 % en moyenne (Fevad, Baromètre 2023 du e-commerce).

« En moyenne, l’ajout d’éléments de réassurance comme les étoiles, les labels de confiance ou un display bien identifié, génère une augmentation du taux de conversion d’environ 5 %. Ces éléments rassurent les visiteurs : ils comprennent que les avis sont authentiques, que le site est fiable, ce qui les incite à finaliser leur commande et ne pas abandonner leur panier. Au-delà de cette hausse du taux de conversion, il y a un deuxième impact mesurable, plus spécifique à notre solution : l’augmentation de la valeur du panier moyen grâce à notre solution de protection acheteur qui s’applique à tous les moyens de paiement, ce qui élargit considérablement l’effet de réassurance. En moyenne, on constate une hausse de 10 % du panier moyen pour les consommateurs qui font partie de notre communauté. En B2B, on est généralement autour de +5 %, tandis que pour des marques haut de gamme, avec une image forte et des produits à forte valeur perçue, l’effet est souvent plus marqué, autour de +30 %.« Bérangère Cristea, directrice du marché français chez Trusted Shops

Favoriser la fidélisation de vos clients

Les effets de la confiance dépassent largement le moment de l’achat. Elle joue également un rôle déterminant dans la fidélisation. Un client convaincu par une première expérience fluide et sécurisée est bien plus susceptible de revenir. Une étude publiée par Edelman souligne que 81 % des consommateurs considèrent la confiance comme un facteur déterminant dans leur fidélité à une marque.

Vos clients deviennent vos meilleurs ambassadeurs

Une fois cette relation établie, les clients deviennent même des relais d’acquisition : ils recommandent votre e-commerce à leur entourage : « Tu peux commander les yeux fermés, tout s’est bien passé pour moi ». Et au-delà de leur entourage, vous pourrez solliciter leurs avis pour les publier sur votre site et leur expérience sera un gage de confiance pour les nouveaux visiteurs.

Se différencier de la concurrence à long terme

Enfin, la confiance constitue un avantage concurrentiel durable. Dans un marché encombré où les offres sont souvent comparables, les entreprises qui inspirent la fiabilité se démarquent, y compris face à des concurrents mieux positionnés sur les prix. Dans l’univers du commerce en ligne, où l’expérience client est encore souvent dématérialisée et impersonnelle, la confiance n’est pas seulement un moteur de performance : elle devient un pilier stratégique, au cœur même de la relation entre la marque et ses utilisateurs.

« Chez Trusted Shops, la protection acheteur est claire, transparente et choisie. Elle existe parce que le marchand lui-même a fait le choix de travailler avec nous, parce qu’il a obtenu notre marque de confiance et qu’il a su démontrer sa fiabilité. C’est une relation de confiance réciproque, et c’est ce qui donne du sens à ce service. Plus largement, notre ambition est de rendre l’univers du e-commerce plus sûr pour tout le monde. On agit pour un environnement digital où les consommateurs se sentent protégés, et où les marchands sérieux sont valorisés. » – Bérangère Cristea, directrice du marché français chez Trusted Shops

Un e-commerce tourné vers l’expérience client

Vous l’aurez bien compris, la confiance n’est pas un simple avantage compétitif dans le e-commerce. Sans instaurer cette relation de confiance, les plus belles promesses commerciales ou les meilleures fiches produits ne suffiront pas à convaincre vos visiteurs de votre fiabilité. À l’inverse, un environnement rassurant, transparent et humain peut transformer une simple visite en une relation client pérenne.

Ce besoin de confiance n’est pas nouveau, mais avec l’arrivée de l’IA, des faux sites qui pullulent, il se fait encore plus prégnant. Il ne s’agit plus uniquement de vendre les meilleurs produits, il faut aussi montrer des preuves de sérieux, des engagements, des valeurs. Un e-commerçant doit trouver des moyens de tisser ce lien de confiance à travers son histoire, l’expérience des autres clients et pourquoi pas des labels de confiance, etc.

C’est dans cette logique que se dessine un e-commerce plus humain, plus responsable, qui mise sur le relationnel comme dans un magasin physique, où la qualité du lien devient le véritable moteur de croissance.

Sources :

  1. https://www.fevad.com/bilan-du-e-commerce-en-france-en-2024-les-ventes-sur-internet-franchissent-le-cap-des-175-milliards-deuros-en-hausse-de-96-sur-un-an/
  2. https://insights.unnest.co/dossiers-par-cas-d%27usage/conversion-rate-optimization-%28cro%29-et-ux-data/guide-ultime-pour-reduire-l%27abandon-panier-en-2024-le-tuto?utm_source=chatgpt.com
  3. https://investir.lesechos.fr/budget/vie-pratique/e-commerce-les-indices-pour-detecter-les-faux-sites-de-vente-en-ligne-2088021
  4. https://fr.textmaster.com/blog/e-commerce-mondial-statistiques-2025/
  5. https://baymard.com/blog/product-descriptions
  6. https://fr.avis-verifies.com/blog/user-generated-content-marketing-moderne/
  7. https://www.vusion.com/fr/insights/etude-opinionway-vusiongroup-francais-consommation-responsable/
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