Revue de presse OpenStudio #107

Publié le 25 juin 2026
7 minutes de lecture
Revue de presse OpenStudio juin 2026

La Revue de Presse mensuelle d’OpenStudio fait le tour de l’actualité de nos thématiques de prédilection : Intelligence artificielle, Développement Web, Open Source, E-commerce, Communication et Numérique responsable. Des sujets qui s’entrecroisent et nous donnent les dernières tendances du secteur du numérique et des nouvelles technologies.

Tribune sur l’open source de Pascal Baratoux

On commence cette revue de presse par un point de vue, celui de Pascal Baratoux, CISO (responsable de la sécurité des systèmes d’information) chez Jamespot, qui s’est exprimé sur l’open source dans une tribune sur le Journal du Net. Il remet en question l’opposition systématique entre logiciels open source et propriétaires dans les directions informatiques. Pour lui, « à l’heure où les organisations doivent composer avec des enjeux croissants de cybersécurité, de conformité réglementaire, de maîtrise des données et d’intelligence artificielle, elle apparaît de plus en plus réductrice. » 

Pascal Baratoux défend l’idée que les aspects opérationnels doivent primer sur une quelconque idéologie ou conviction : « La question n’est plus de savoir s’il faut choisir un camp. La véritable question est de déterminer quel niveau de garantie est nécessaire en fonction de la criticité des usages et des données concernés. » À vous d’aller lire l’intégralité de la tribune et de vous faire votre propre opinion.

Open source ou logiciel propriétaire : un débat qui détourne les entreprises des vrais enjeux

Consommer et développer ses propres alternatives open source

Dans le MagIT, on peut lire un article à la faveur du développement de l’open source qui apparaît comme une piste crédible pour renforcer la souveraineté numérique européenne, au-delà du recours à des logiciels propriétaires édités en Europe. Plusieurs grands groupes, parmi lesquels Carrefour, EDF, Orange ou encore la SNCF, soutiennent cette approche au sein du TOSIT, une association dédiée aux infrastructures Data et IA. « 70 à 80 % des logiciels du marché proviennent de code open source », rappelle Florian Caringi, vice-président du TOSIT et directeur adjoint Data & Open Source du groupe BPCE. Il invite également les entreprises à s’interroger sur les modèles propriétaires, dont les coûts augmentent régulièrement sans réelle évolution fonctionnelle.

La souveraineté passe aussi par l’open source

Un décret pour réguler « un peu » l’IA aux États-Unis

Le Courrier international reprend des informations de plusieurs journaux américains pour expliquer le décret signé par Donald Trump sur une régulation de l’IA aux États-Unis. Ce décret impose aux entreprises technologiques de soumettre volontairement leurs nouveaux modèles d’intelligence artificielle au contrôle du gouvernement avant leur mise à disposition du public. Selon le New York Times, il s’agit de la principale initiative de son administration en matière de régulation de l’IA, après plusieurs mois de discussions autour des enjeux de cybersécurité et de sécurité nationale. Le Washington Post, lui, a mis en exergue les divisions au sein de l’exécutif américain sur la conduite à adopter face à ces outils capables de pénétrer des systèmes informatiques. Le texte avait déjà été envisagé il y a un mois, avant d’être repoussé sous la pression de responsables du secteur technologique et de l’ancien conseiller à l’IA David Sacks.

“Sans fanfare” : Trump se résout à une régulation timide de l’IA

La nouvelle offre de Shadow pour les développeurs et les entreprises

À l’occasion du salon VivaTech 2026, Shadow a dévoilé une nouvelle offre baptisée GPU Cloud & Inference, destinée aux entreprises et développeurs ayant besoin de puissance de calcul pour leurs usages liés à l’intelligence artificielle. Sur le site lesnumeriques.com, on lit que la solution propose notamment des environnements GPU à la demande, des services d’inférence et l’accès à des modèles d’IA via l’infrastructure cloud de l’entreprise. Si les tarifs et modalités restent encore flous, Shadow met en avant une offre présentée comme abordable et surtout européenne, avec l’ambition d’accompagner les professionnels dans le développement de solutions IA.

IA et souveraineté : Shadow lance une nouvelle offre à destination des entreprises et développeurs

La DGSI se sépare de Palantir

Bye-Bye à l’américain Palantir. La Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) a choisi ChapsVision pour le projet « OTDH », une plateforme souveraine de traitement massif de données. D’après le site usine-digitale.fr, l’entreprise française, déjà retenue en 2024 pour un premier volet du programme, se voit maintenant confier les fonctions d’exploitation et de visualisation des données. C’est à l’occasion d’annonces destinées à accélérer l’adoption de l’intelligence artificielle dans l’administration que le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a donc révélé que les technologies de l’américain Palantir seraient remplacées par la plateforme Arganos développée par ChapsVision.

La France tourne la page Palantir : ChapsVision remporte le marché de la DGSI pour sa plateforme de traitement et d’exploitation de données

Les e-commerces d’ultra fast fashion Shein et Temu dans le viseur de la France

La France s’apprête à mettre en place un cadre juridique spécifique pour distinguer les plateformes d’ultra fast fashion des enseignes traditionnelles. Le texte, porté par la députée Horizons Anne-Cécile Violland, cible particulièrement les modèles reposant sur des volumes massifs, des prix très bas et un renouvellement accéléré des collections : « Cette loi distingue enfin dans notre droit les entreprises qui font le choix de la transition, de celles qui détruisent nos emplois, notre environnement et notre santé. » Initialement pensé pour réduire l’impact environnemental de l’ensemble de l’industrie textile, le projet a évolué au fil des discussions avec la Commission européenne et se concentre désormais sur l’ultra fast fashion. Les plateformes asiatiques comme Shein et Temu sont principalement visées, contrairement à des enseignes européennes telles que Zara ou Kiabi. L’article est à lire sur ecommerce-nation.fr.

Loi anti fast fashion : comment la France veut pénaliser Shein et Temu

Guide complet sur la logistique en e-commerce

Le site Info-commerce.fr propose un article sous la forme d’un guide consacré à la logistique e-commerce, pensé comme un outil d’aide à la décision pour les marchands en ligne. Le sujet devient en effet stratégique dès lors que les erreurs de préparation, les délais ou les retours commencent à peser sur la marge. Cet article très complet répond à une intention de recherche précise : comprendre à quel moment faire évoluer son organisation, quels indicateurs suivre et quelles décisions permettent d’éviter de déplacer les problèmes au niveau de sa logistique.

Logistique e-commerce : comment décider quoi internaliser, externaliser ou améliorer en priorité ?

La recette complète du tri de cartes

Dans le Lab OpenStudio, nous poursuivons notre série d’articles consacrés à l’UX. Après les wireframes, Anaïs Ducher, notre experte UX, vous présente la méthode du tri de cartes. Non, il ne s’agit ni de poker ni de belote ! Nous parlons ici d’une méthode participative particulièrement utile dans le cadre de vos projets web. L’objectif ? Inviter les utilisateurs à organiser eux-mêmes les contenus de leur site afin de révéler leurs logiques de classement et leurs modèles mentaux. Cette méthode constitue un outil précieux pour concevoir ou optimiser une architecture de l’information réellement adaptée à leurs attentes.

Méthode UX : Connaissez-vous le tri de cartes ?

Plus qu’un virus, un ver informatique

Le blog de Korben s’intéresse au travail des chercheurs de Toronto, de Cambridge, du Vector Institute et de ServiceNow qui ont mis au point un « ver » informatique capable de raisonner et de s’adapter de manière autonome en explorant un réseau, plutôt que de suivre un scénario prédéfini. Dans le domaine de la cybersécurité, le terme de « ver » désigne un programme capable de se répliquer automatiquement d’une machine à l’autre, sans action de l’utilisateur, contrairement à un virus classique qui nécessite l’ouverture d’un fichier infecté. Le prototype a compromis près de 75 % des machines de test et s’est propagé sur environ deux tiers d’entre elles, allant jusqu’à exploiter des failles publiées après sa phase d’apprentissage. Fonctionnant directement en local sur les machines infectées, il n’a pas besoin de serveur central, ce qui limite sa détection par les dispositifs de sécurité.

Un ver informatique qui raisonne tout seul

 

Social média : W s’oppose à X

Le réseau social W, présenté comme une alternative européenne à X, la plateforme d’Elon Musk, a lancé sa première version publique le 17 juin dernier. Annoncé en janvier 2026 à Davos, le service mise sur une logique de confiance et impose la vérification de l’identité lors de l’inscription. Il entend ainsi se différencier des réseaux américains en s’appuyant sur l’hébergement des données en Europe et sur la lutte contre la désinformation. L’article de Stratégies nous apprend que le projet bénéficie déjà de soutiens politiques, dont celui du président du Conseil européen António Costa. Il a salué « une plateforme sur laquelle les données sont entièrement hébergées en Europe, la lutte contre la désinformation est une priorité, et les utilisateurs sont tous des humains vérifiés ».

W, concurrent européen de la plateforme X, lance sa version publique

Former les nouvelles générations aux bonnes pratiques numériques responsables

Pour sensibiliser les jeunes générations aux impacts environnementaux du numérique, la Fondation Afnic soutient en 2026 plusieurs initiatives mêlant pédagogie, écologie et numérique responsable. C’est le site carenews.com qui revient sur les programmes de formation des plus jeunes à ces bonnes pratiques. Par exemple, le projet « Cap sur la sobriété numérique », porté par Méditerranée 2000, propose un programme d’ateliers interactifs à travers des quiz connectés, des activités ludiques, comme la matérialisation du “poids” des données avec du sable, et des fiches pratiques. Les participants sont amenés à mieux comprendre ces impacts et à adopter des gestes plus responsables. Le dispositif s’appuie sur des partenariats avec des collèges, lycées et structures locales afin de toucher un public large et diversifié.

Sobriété numérique : et si on formait les jeunes aux bons gestes ?