Rencontre avec Renaud Aioutz-Lefebvre, nouveau directeur de l’agence OpenStudio à Paris

Publié le jeudi 18 mars 2021 à 15:27 , mis à jour le jeudi 08 avril 2021
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Après une carrière bien remplie dans la fonction publique, de directeur de bibliothèque à chef de projets informatiques et de transformation numérique dans différentes administrations, Renaud Aioutz-Lefebvre relève un nouveau défi en prenant la direction de notre agence OpenStudio à Paris. Son parcours, ses valeurs, ses projets au sein d’OpenStudio, et si on faisait connaissance avec Renaud Aioutz-Lefebvre ?

Avant de rejoindre OpenStudio début mars 2021, quel a été ton parcours professionnel ?

Je fais de la gestion de projets informatiques ou de transformation numérique depuis 2012. J’ai été successivement chef de projet au Conseil départemental du Puy-de-Dôme à Clermont-Ferrand puis au Ministère du Travail à la DGEFP à Paris. Au Ministère du Travail, j’ai contribué au pilotage des systèmes d’information de la mission des « plans de sauvegarde de l’emploi », au sein de la direction des mutations économiques. La co-conception s’est faite avec des agents impliqués et très compétents, dont beaucoup sont répartis partout en France dans les services déconcentrés, au plus près des entreprises. Pour l’anecdote qui est d’actualité, ce service de l’Etat s’est retrouvé en première ligne pour la gestion de l’activité partielle dès le 16 mars 2020, il y an… À Clermont-Ferrand, j’ai eu la chance de porter un important sujet de transformation numérique des bibliothèques du département, avec l’aide de toute une équipe. Ce projet pluri-annuel comportait beaucoup de dimensions, dont la formation ou la mise en réseau. Mais je retiendrai la mise en place de la première « plateforme de services numériques mutualisée » à destination des bibliothèques pour la gestion de leur activité, respectant les nouveaux standards et normes du web sémantique recommandés par la Bibliothèque nationale de France (projet soutenu par le Ministère de la Culture).

D’ailleurs tu as été directeur de bibliothèque avant d’être chef de projet…

C’est vrai, cette expérience de chef de projet était déjà une deuxième carrière puisqu’après des études de mathématiques et de lettres modernes, j’ai passé le concours de directeur de bibliothèque (métier que j’ai exercé de 2000 à 2012). C’est même dans ce contexte que j’ai rencontré OpenStudio en 2005 – au tout début de son histoire ! – puisqu’Arnault Pachot a réalisé le site internet et catalogue en ligne du réseau intercommunal que je dirigeais. Je crois pouvoir dire que c’était parmi les premières réalisations d’OpenStudio. Les fondamentaux de l’entreprise étaient déjà bien affirmés puisque nous avions choisi l’open source pour ce développement. Nous avons même participé à des événements professionnels pour aider et encourager d’autres bibliothèques à adopter ces outils libres. Le souci de documentation et de transmission des connaissances était une valeur partagée.

« j’ai la conviction que nous devons tous prendre une part dans les défis sociétaux auxquels nous et les générations futures devront faire face. »

Pourquoi choisir de quitter le secteur public pour rejoindre le monde de l’entreprise ? C’est un choix qui peut surprendre, non ?

Oui, cela en a surpris plus d’un, moi le premier ! (rires) Il est vrai que j’ai fait jusqu’à présent carrière dans la fonction publique, territoriale surtout mais avec un passage à l’État en administration centrale. Toutes ces expériences étaient formidables, elles m’ont construit et sont la source de mes engagements. Je souhaite d’ailleurs conserver une connexion avec le service public en aidant à faire connaître OpenStudio auprès des acteurs publics qui ont besoin de prestataires réactifs, fiables et à taille humaine. Il est évident que certains de nos savoir-faire et solutions peuvent répondre aux besoins d’une action publique moderne et numérique. Mais pour répondre à la question, j’ai toujours eu la conviction que nous devons tous prendre une part dans les défis sociétaux auxquels nous et les générations futures devront faire face. Et c’est justement ce qui m’a particulièrement enthousiasmé dans la démarche d’OpenStudio. Nous sommes de plus en plus nombreux à souhaiter rejoindre des entreprises dont les valeurs sont alignées avec nos préoccupations personnelles. La démarche de responsabilité sociale et environnementale d’OpenStudio répond à cette quête de sens : le numérique responsable, la réflexion éthique, notamment dans l’IA, ou encore les valeurs du libre et de l’open source. Et dans ce contexte, j’ai compris que l’opposition ne réside pas entre public et privé et que nous pouvons tous oeuvrer à cette nécessaire transition de nos modèles.

« nous avons l’ambition de compter parmi les acteurs nationaux de l’innovation numérique responsable. »

Quels sont tes projets pour l’agence OpenStudio de Paris ?

À Paris, nous allons tout d’abord pouvoir nous rapprocher de certains de nos clients, pour une plus grande personnalisation dans le suivi de leurs projets. Mais nous nous rapprochons aussi de nos partenaires et de nos réseaux professionnels. Ensuite, et dès que la situation le permettra plus aisément, nous allons assurer la promotion des innovations issues de notre R&D, qu’il s’agisse de développement “sur-mesure” ou de “e-commerce” comme thelia.ai, la brique IA de thelia. Enfin, nous allons répondre aux appels d’offres ou appels à projets qui nécessitent une expertise numérique pour relever les défis du fameux “monde d’après”, plus soutenable et plus résilient. En clair et en cohérence avec nos valeurs, nous avons l’ambition de compter parmi les acteurs nationaux de l’innovation numérique responsable.